Nucléaire ; promesses et projets

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Impact, mesure et contrôle du Nucléaire sur son environnement.

Comme pour toute les activités industrielles, les installations nucléaires rejetent des éléments dans la nature.
Ces derniers sont évidemment contrôlés pour éviter au maximum leurs impacts sur l’environnement.

Par définition, l’énergie nucléaire dépend d’un combustible fissile, l’uranium, dont le minerai est contenu dans le sous-sol de la Terre.
Elle permet de produire de l’électricité, dans les centrales nucléaires, appelées centrales électronucléaires, grâce à la chaleur dégagée par la fission d’atomes d’uranium.

Quels sont les rejets nucléaire et comment sont-ils traités ?

Pour commencer, il existe les rejets radioactifs, ils sont très connus et également redoutés. Ces derniers proviennent des circuits d’épuration et de filtration de la centrale.
Ils sont triés en fonction de leurs compositions chimiques et leur niveau de radioactivité.

Par la suite, ces éléments sont stockés en sécurité et enfin rejetés sous différentes formes, liquide ou gazeuse. Le principal, lorsqu’on s’occupe de ces rejets et d’éviter tout risque d’augmentation de la radioactivité naturelle l’environnement.

Ensuite, on retrouve les rejets thermiques.
En effet, l’eau qui sert à alimenter le circuit de refroidissement des réacteurs est échauffée de quelques degrés lorsqu’elle est rejetée dans un fleuve ou dans la mer. Ici, les rejets sont contrôlés afin de limiter une hausse trop importante du milieu aquatique.

Pour finir, il existe les rejets chimiques.
Effectivement, l’eau qui sert à refroidir les centrales doit subir divers traitements (déminéralisation, coloration), ce qui entraîne des rejets chimiques comme du sodium, des chlorures et des sulfates.

Les déchets provenant des centrales nucléaires sont évidemment contrôler et soumis à une réglementation stricte. Cette dernière maîtrise les seuils à ne pas dépasser, limite les taux de prélèvement et les rejets.

L’eau qui est nécessaire au refroidissement des centrales est prélevée directement dans la mer ou dans les cours d’eau. Le volume de prélèvement est réglementé et contrôlé.
Effectivement, 97,5% de l’eau prélevée est restituée à l’environnement, en étant évaporée ou retournée dans le milieu initial.

Comme vu plus haut, l’énergie nucléaire représente environ 69% de l’électricité produite en France.

Afin de poursuivre la production nucléaire, tout en se dirigeant vers une énergie plus verte et donc moins polluante. Quelques entreprises se lancent dans de grands projets pour améliorer les performances et réguler les divers rejets, ces projets sont longs et coûtent beaucoup d’argent, mais la finalité en vaut le coup.

Laissez-mois vous exposer les 2 grands projets en cours.

Projet EPR à Flamanville

Depuis les années 2000, Framatome, anciennement Areva NP en partenariat avec EDF, développe un réacteur de génération 3 : l’EPR à Flamanville.
Malgré divers problèmes de construction, de temps et d’argent. Aujourd’hui, le chargement du combustible est prévu pour fin 2022. La route est longue, mais promet de belles choses.

200 corps de métiers travaillent ensemble sur cette technologie, de la conception à la mise en service : savoir-faire, d’EDF, maîtrise d’ouvrage, expertise technique, formation et management des équipes.

L’EPR est une évolution des réacteurs déjà existants. Celui-ci intègre :
– progrès récent en matière de sûreté,
– de protection de l’environnement,
– de performance technique et économique.
Tout cela afin d’offrir une production d’électricité sûre, compétitive et non émettrice de gaz à effet de serre.

La promesse de ce projet est de développer le réacteur le plus puissant au monde avec un rendement amélioré.

L’objectif est une utilisation plus efficace du combustible à production d’électricité constante, avec une diminution de 17% de la consommation de combustible par rapport aux réacteurs de 1300MW. Ainsi qu’une production de déchets radioactifs réduite de 30%.

Projet Iter dans les Bouches-du-Rhône

Le second projet se nomme Iter ou réacteur thermonucléaire expérimental international. Se projet à débuté en 2007 dans les Bouches-du-Rhône pour une mise en circulation en 2060.

L’idée première des scientifiques est de recréer sur Terre le cœur d’une étoile.
L’objectif du projet est de faire chauffer un gaz à 150 millions de degrés pour créer du plasma, l’un des 4 états de la matières dans lequel les particules vont fusionner et dégager de l’énergie.

Le réacteur Iter n’utilise pas d’Uranium (L’uranium est l’élément chimique de numéro atomique 92, de symbole U. Il fait partie de la famille des actinides. … C’est un métal lourd radioactif (émetteur alpha) de période très longue). À l’origine, l’uranium est habituellement utilisé comme combustible dans la plupart des réacteurs nucléaires, sauf Iter. Ce dernier n’émet donc pas de réactivité.

Le Président du site assure qu’Iter ne présente aucun risque d’explosion, car le plasma disparaît dès que le réacteur se refroidit.

Alors il faudra attendre encore quelques années, mais en France, nous nous dirigeons vers une production d’électricité plus respectueuse de l’environnement et aussi plus sécurisé.

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